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LE
MOT DU PRESIDENT |
Des
hommes et des femmes d’exception ont fait
faire des bonds extraordinaires à l’humanité.
En différents domaines de la connaissance,
ils l’ont engagée sur des sentiers
que nul n’a foulés avant eux. Leurs
découvertes sont devenues un patrimoine
universel.
Parmi ces hommes et ces femmes, combien d’Africains
? Nous pourrions reprendre le cri de dépit
(ou de défi) d’Aimé Césaire
: « Eia pour ceux qui n’ont rien inventé
! » Certes, l’Afrique a pu s’ajuster
à son environnement et satisfaire ses besoins.
Certes, les connaissances qui ont permis cet ajustement
n’ont pas fait l’objet d’une
publicité égale à celle dont
ont bénéficié les découvertes
faites ailleurs... Mais qu’a fait l’Afrique
de ses porteurs d’excellence ? Pourquoi
notre histoire étouffe-t-elle notre avenir
?
Nous sommes tentés de répondre qu’il
nous a simplement manqué un environnement
propice au dépassement de soi, à
la constance dans l’effort, un environnement
propice à l’excellence. A la philosophie
de conquête qui s’est emparé
du monde depuis des siècles, nous opposons
une philosophie de survie. En quête d’égalité,
nous sommes fascinés par le nivellement.
Nous nous satisfaisons de souffrir dans la solidarité.
Nous trouvons des vertus à la pauvreté.
Cependant, la question fondamentale est celle-ci
: sommes-nous prêts à répondre
aux défis d’aujourd’hui qui
nous interpellent ?
Les « Amis de l’Excellence »
ont créé la Fondation pour
brise ce cycle de recherche de la survie et semer
des graines qui feront de nos enfants des agents
de conquête du monde.
Notre ambition est de repérer de jeunes
pousses d’excellence pour notre pépinière
et de leur offrir un suivi multidimensionnel sur
le long terme. Nous sommes certains qu’ils
trouveront dans la fondation le catalyseur qui
les conduira à se surpasser afin qu’éclose
tout leur potentiel.
Venus de toutes les régions de la Côte
d’Ivoire, de tous les milieux, les élus
de la Fondation devront vaincre les préjugés
ethniques ou sociaux et apprendre que le mérite
et la responsabilité sont individuels.
Ils apprendront qu’il n’y a de fatalité
que là où les hommes abandonnent
les voies de la grandeur.
Pour ma part, je me sens déjà comblé
de pouvoir apporter ma modeste contribution à
la réalisation d’une œuvre exaltante.
Je remercie d’avance tous ceux qui voudront
bien nous aider à accompagner nos filleuls
sur le chemin de l’excellence.
Paul
Antoine BOHOUN BOUABRE
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